Cet atelier d'écriture de 12 heures propose à la classe de Cycle 1 de Toulon, dirigée par Xavier Hérédia,  de partir à la découverte de l'écriture théâtrale. 

Au travers de divers exercices , recherches, discussions, apport d'images... nous viendrons construire une parole, un style commun , nous aurons aussi à coeur de révéler les styles de chacun. 

Au terme de ces explorations, j'aurai un mois pour écrire une pièce unique née de ces rencontres, de ces échanges en tissant un lien entre les productions écrites et ce qui, plus subtilement se dégage dans les non dits et les perceptions sensibles. 

"La première histoire que j’ai écrite j’avais 8 ans, sur un petit ordinateur jouet, et on pouvait y entrer un mot par ligne…. Ça parlait d’un poisson rouge qui voulait voir la mer mais qui ne faisait qu’inlassablement le tour de son aquarium…. Depuis des mots, il s’en est tissés beaucoup, beaucoup de débuts - j’adore les commencements -, des haikus, des brèves, des longues, des débuts encore, quelques fins et surtout du théâtre…

En 2009 j’écris « F, paroles pour la nuit » on y parle de la difficulté de grandir, de ce passage intime et brûlant entre l’enfance et l’adolescence , de la naissance du désir, et du fait d’être au monde en tant que femme en devenir.  2009 c’est aussi la naissance de la compagnie Si tu m’apprivoises, où, avec mon amie Reveline Fabre nous allons grandir, travailler et créer. 

Depuis quelques années et au sein de cette compagnie elle a évolué en tant que metteure en scène quand moi j’allais , je retournais vers les mots. Nos trois dernières créations ont connu le même procédé de naissance, Reveline a les images, les sons, les idées, nous avons les corps, et puis j’y pose les mots. Ainsi sont nées The conférence is dead, Corpus Christine(s) , et Demain is presque dead. Dans ces créations on questionne le vivant, les émotions, l’identité, le corps humains, le genre, mais aussi l’égalité , le sexisme ordinaire, la dystopie.

Aujourd’hui les volutes et arabesques poétiques de mes premiers écrits ont disparu, ma langue est plus verte, plus simple, plus drôle aussi. J’aime m’amuser avec tous les registres, inventer aussi beaucoup, j’aime les maladresses chez mes personnages, autant que la force revendicatrice de certains autres. J’aime écrire des bêtises pour raconter en sous entendu des choses fortes.

J’aime quand la poésie vient percer son rayon dans la langue du quotidien. "

Vanessa Moskovosky

 

En partenariat avec la Saison Gatti.